CO₂ naturel et certifié: passé et avenir
Pour garantir un rendement maximal dans un projet au CO₂, il ne suffit pas de comparer les données nominales des fiches techniques, souvent similaires entre les différents concurrents.
CO₂ naturel et certifié: passé et avenir
Contexte historique et réglementaire
Le tournant a eu lieu en 1987 avec le Protocole de Montréal : la découverte du lien entre les HFC (hydrofluorocarbures) et la détérioration de la couche d'ozone a déclenché un processus de remplacement des gaz synthétiques. À partir de 2000, l'attention s'est tournée vers les réfrigérants naturels. Le CO₂ se distingue par ses propriétés intrinsèques optimales : il est non toxique, ininflammable et présente un GWP (potentiel de réchauffement global) égal à 1, une valeur infinitésimale par rapport aux plusieurs milliers des HFC traditionnels.
Le défi thermodynamique: le régime transcritique
CO₂ naturel et certifié: passé et avenir
L'impact du dimensionnement sur l'efficacité opérationnelle
- Condition à température maximale (environnement 40 °C) :
- Approche (DT) = 2K
- Capacité requise : 100 kW ; Capacité du refroidisseur de gaz : 100 kW
- Condition à température inférieure (environnement 30 °C) :
- Capacité requise : 90 kW
- Si le refroidisseur de gaz n'est pas correctement dimensionné, pour évacuer les 90 kW nécessaires à des températures et des pressions inférieures, l'approche passe à 3K.


L'importance de la certification des performances
- Fiabilité : Seuls 20 % des unités non certifiées testées ont confirmé les performances déclarées.
- Sous-performance : dans certains cas, un écart de 53 % a été constaté entre la puissance déclarée et la puissance réelle.
- Conséquences systémiques : un composant inefficace peut entraîner une surconsommation d'énergie de plus de 43 000 kWh/an, avec une augmentation des coûts d'exploitation supérieure à 7 800 € et l'émission de 14,7 tonnes supplémentaires d'équivalent CO₂ par an de fonctionnement.
Conclusions pour la conception d'installations au CO₂
Pour garantir un rendement maximal dans un projet au CO₂, il ne suffit pas de comparer les données nominales des fiches techniques, souvent similaires entre les différents concurrents. La clé du succès réside dans :
Certification indépendante
Utiliser des composants certifiés Eurovent Certita Certification pour garantir la véracité des données d'échange thermique
Optimisation du cycle
Concevoir le système pour qu'il fonctionne à des pressions et des températures idéales, en réduisant l'énergie nécessaire à la compression en phase transcritique.
Recherche et développement
S'appuyer sur des partenaires qui investissent dans des tests cliniques réels (tels que LUVE et sa chambre climatique spécialisée) pour s'assurer que le composant est dimensionné en fonction des variables environnementales réelles et non sur la base de tableaux de données génériques.
